Un début d'année compliqué pour les marchés européens

Selon l’enquête effectuée par Caixin/Markit au niveau des directeurs d’achat, l’activité manufacturière chinoise a connu pour la première fois une contraction depuis le mois de mai 2017. Cette conjoncture illustre précisément les difficultés de l’économie de la Chine sur fond de conflit commercial, prenant en compte Pékin et Washington.

Sur le continent européen, la tendance est également à la baisse. Des changements sont à prévoir suite à la publication de l’IHS Markit de son enquête sur les directeurs d’achat (PMI). Celle-ci concerne notamment les activités du secteur manufacturier par rapport aux économies de la zone euro durant le mois de décembre dernier.

Les bourses européennes

Les principales institutions boursières européennes ont suivi la tendance des marchés asiatiques handicapés par les risques et difficultés rencontrées par l’économie chinoise.

La faible attraction pour les actions à risques constitue un avantage certain pour les obligations d’Etat, dont la rentabilité était largement en baisse au cours des premiers échanges.

Dans les grandes capitales européennes, les chiffres présentent une régression inquiétante. Dans la capitale française, l’indice CAC 40 a perdu 2,46 %, de l’ordre de 4 614,14 points aux environs de 8 h 35 GMT (02/01/2019). Le Dax a également baissé de 1,39 % à Francfort et le FTSE a cédé 1,77 % à Londres.

Pour le cas de l’indice EuroStoxx 50, il indique une baisse de 1,98 %. Quant aux FTSEurofirst 300 et Stoxx 600, ils présentent des baisses respectives de 1,54 % et de 1,59 %.

Des régressions historiques ont été enregistrées durant l’année 2018. En effet, Londres présente des chiffres qui équivalent à -12,48 %, et Francfort -18,26 %, une tendance des plus basses depuis 10 ans. De son côté, Paris présente une baisse de -10,95 %, sa plus mauvaise performance depuis l’année 2011. A noter que l’année 2019 pourrait encore réserver de mauvaises surprises concernant l’économie mondiale.

Les valeurs

Dans le secteur boursier européen, tous les secteurs sont dans une situation difficile et, plus particulièrement, ceux qui sont en relation directe avec la Chine. Il s’agit principalement des ressources de base, avec l’indice Stoxx qui rencontre une baisse de 3,35 %.

Le secteur de l’automobile a perdu 2,67 %, une situation qui se précise auprès des marques françaises. En effet,  une baisse significative du marché de l’immatriculation a été observée sur une période d’un an en France, de l’ordre de 14,47 %, malgré un solde positif de 2,97 % en 2018. Pour ainsi dire, Renault est en baisse de 3,2 % et PSA de 3,13 %.

La baisse de rendement des obligations d’Etat influe également sur le marché bancaire qui rencontre une régression de 2,45 %.

La bourse de Wall Street

Une baisse avoisinant les 1,5 %, voire 2 % et plus, a été relevée auprès des contrats à terme sur les indices de Wall Street. Les actions américaines ont connu leur pire résultat en termes de volume depuis une dizaine d’années, malgré un solde en hausse durant la dernière séance de 2018.

La bourse asiatique

Suite à la contraction du secteur manufacturier chinois, les bourses du pays ont connu une baisse flagrante. Au niveau de la bourse de Shanghai, l’indice SSE a indiqué une perte de 1,1 %, tandis qu’auprès de la bourse de Hong-Kong, cette baisse est évaluée à 2,8 %, selon l’indice Hang Seng. Les chiffres concernant la bourse de Tokyo restent encore méconnus du fait de sa fermeture (jour férié).

Les obligations d’Etat

Au niveau du marché obligataire, le repli des rendements des emprunts américains continue sur l’anticipation d’une baisse de rythme du resserrement monétaire dans le pays. Le taux des obligations d’Etat à 10 ans est, par conséquent, revenu sous la barre des 2,67 % aux Etats-Unis.

En parallèle avec le repli des actions, le Bund de même échéance connaît un recul significatif au cours des premiers échanges en Europe. Plus de sept points de base ont été perdus, pour aboutir sous la barre des 0,18 %, un taux historiquement bas depuis le mois d’avril 2017.

Les obligations d’Etat en Italie connaissent également une baisse de leur rendement depuis trois mois et demi, suite à l’approbation du projet de budget 2019 par le Parlement italien.

Les taux de changes

Puisque la Réserve fédérale américaine a effectué une pause concernant le relèvement des taux d’intérêt, le dollar connait une baisse par rapport à de nombreuses devises.

Diverses devises refuges, à l’exemple du yen, qui présente un accroissement de 0,6 %, sont très sollicitées.

L’euro, quant à lui, présente une baisse de 0,2 % par rapport au dollar américain. Cette régression a eu lieu bien avant la sortie des indices PMI de la région.

Le marché du pétrole

Une baisse d’environ 1 % a été enregistrée auprès des contrats de référence du brut. Cette conjoncture est due principalement aux signes de ralentissement de l’économie mondiale, en plus de risques de surabondance de l’offre.

Une perte de l’ordre 25 % et de 19,5 % a été observée concernant le brut léger américain ou WTI et le Brent de mer du Nord.

02.01.2019
bourse

Auteur: La Financière

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