La débancarisation, ou comment préserver son épargne face au risque d'une nouvelle crise financière et bancaire

La crise de 2008 a prouvé l'incapacité de nombreuses banques à gérer les risques liés à leurs activités spéculatives. Depuis lors, ces mêmes banques ont conservé leurs mauvaises pratiques et restent toujours autant exposées à la dette des états, seul filet de sécurité dont elles disposent. Le spectre d'une nouvelle crise est donc bien réel. Par ailleurs, la difficulté de garantir l'assurance-vie en euros avec les taux faibles actuels fait peser elle aussi sur l'épargne des ménages français de multiples dangers. Dans une telle situation, comment réduire son exposition aux systèmes bancaires ? Une seule voie : la débancarisation.

Pourquoi et comment débancariser votre épargne ?

Les habitudes d'épargne des Français

Constituer une épargne est une habitude profondément ancrée dans les mœurs de la population française. Selon un sondage réalisé par Meilleurtaux, près de 61 % des Français déclarent vouloir disposer d’une épargne de sécurité. Le taux d'épargne des ménages a ainsi encore progressé, tournant autour des 16 %.

livret-ACôté chiffre : au premier trimestre 2019, les ménages français ont épargné plus de 135 milliards d’euros. Par ailleurs, selon la Banque de France, pas moins de 5001,7 milliards d’euros ont constitué l’épargne financière des ménages (livrets A, assurance-vie, mais aussi actions ou titres de créance) en France l’année dernière. En 2018, les Français ont placé plus de 10 milliards d’euros en net sur le livret A (privilégié par 10 % des Français). Pourtant, si le livret A est apprécié des Français depuis sa création, épargner ainsi ne rapporte plus grand-chose. Ce placement leur fait même perdre beaucoup d’argent, puisque sa rémunération à 0,75 % est largement inférieure au taux de l’inflation. Il est même fortement probable qu’il passe à 0,50 % en 2020. L’immobilier reste également un actif très attractif aux yeux des Français. Pour 22 % d’entre eux, l’investissement locatif représente les meilleurs investissements à réaliser, mais la majorité privilégie toujours les contrats d’assurance-vie en euros, même si ceux-ci génèrent un rendement négatif sur leur épargne !

Globalement, si les Français ont une forte propension à épargner, leur placement se caractérise  par une forte aversion au risque, avec la recherche de la plus grande sécurité « théorique » possible… ce qui ne correspond plus à la réalité actuelle de ces mêmes placements…

On relève également que les Français manquent souvent de la culture financière minimale nécessaire afin d’appréhender les enjeux de leur épargne (loi SAPIN, risque obligataire, etc.). Cette méconnaissance se traduit notamment par une diversification insuffisante de leurs placements. De plus, l’étape requise de l’investissement, ou de l’acquisition de supports décorrélés des banques et des marches financiers (immobilier par exemple) n’est pratiquée que par une minorité des Français qui restent bloqués dans l’étape de l’épargne… avec des rendements négatifs et une exposition accrue aux nouveaux risques bancaires et financiers (ETF par exemple).

Assurance-vie : la bombe à retardement ?

L’assurance-vie continue d’attirer l’essentiel de l’épargne dans l’Hexagone. En 2018, la collecte nette de l’assurance-vie a atteint 22,4 milliards d’euros. Si bien qu’aujourd’hui, d’après la Banque de France, la valeur totale des contrats détenus par les Français s’élève désormais à presque 1850 milliards d’euros.

Malgré cet engouement, de multiples risques pèsent sur l’assurance-vie. En effet, les fonds en euros vont devoir faire une croix sur la double garantie de la liquidité immédiate et de la garantie du capital.

Les taux faibles dans la zone euro bousculent les certitudes. Aujourd'hui, les compagnies d'assurance cherchent toutes à desserrer l'emprise des fonds en euros de l'assurance-vie.

Tous ces contrats deviennent de plus en plus compliqués à rémunérer en raison de la garantie du capital qui leur est associée. Pour assurer cette rémunération, les gérants doivent en effet investir dans des titres de dettes sûrs, dont la rémunération est actuellement négative. Résultat, ils sont obligés de puiser dans leurs réserves pour assurer un minimum de rémunération.

La logique s'épuise, car les compagnies ne peuvent indéfiniment renforcer leurs fonds propres. N'oublions pas qu'un fond en euros est composé à environ 80 % d'obligations d'État (la dette obligataire a été multipliée par 15 depuis 2007!!), c'est-à-dire de titres de dettes émis par ces pays. Ces derniers versent chaque année des intérêts à leurs créanciers avec de l'argent qu'ils n'ont pas et qu'ils empruntent à d'autres créanciers.

La débancarisation, une nécessité pour protéger l'épargne des ménages.

Prudents, les Français ? Les risques qui pèsent sur une partie de l'assurance-vie démontrent que cette prudence ne peut être qu’illusoire.

Nos systèmes bancaires restent extrêmement fragiles. Ils sont toujours autant liés à la dette pharaonique des états et, si tout s'est déjà effondré, le risque reste bien réel de voir à nouveau des établissements bancaires faillir à leurs responsabilités. Il faut donc que les épargnants se débancarisent intelligemment, pour limiter leur dépendance au danger du risque bancaire et financier (Blackrock par exemple) qui pèse sur notre économie.

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Il n’est bien entendu pas question de se “débancariser” à 100 %, à moins de vivre comme un ermite. Un compte bancaire reste toujours indispensable pour le versement du salaire, la gestion des prélèvements, des factures d’énergie, etc. Il s'agit plutôt d’adopter des stratégies permettant de baisser sa sensibilité personnelle au système financier et de protéger ses actifs durement gagnés.

Comment ? En ne mettant pas tous ses oeufs dans le même panier. Les mots d'ordre sont la diversification et l’investissement dans des biens tangibles dont la valeur est réelle et décorrélée des banques.

Quelques pistes d’investissement à suivre...

Divers types de biens ou d’actifs tangibles peuvent vous permettre de réduire votre exposition au risque bancaire tout en faisant fructifier votre épargne. En premier lieu : la pierre. L'acquisition de biens immobiliers, qu'il s'agisse d'une résidence principale, d'un bien locatif traditionnel ou d’immobilier professionnel, s’avère être une solution qui a fait ses preuves pour se constituer un patrimoine.

Bien entendu, vous aurez tout à gagner à vous faire accompagner par des spécialistes experts, de manière à être certain de réaliser le bon choix, sur le bon support, dans le bon cadre juridique et fiscal et avec le bon mode de financement. Il existe par exemple des alternatives à l’immobilier locatif « classique ».

Ainsi, la location meublée non professionnelle (LMNP) qui peut constituer un support idéal d'investissement pour préparer sa retraite. En investissant dans une location meublée (étudiant, EHPAD, Résidences services senior et locaux professionnels), vous pourrez vous constituer un patrimoine pro tout en bénéficiant de revenus complémentaires qu'il sera possible de défiscaliser dans la durée.  Ce système offre également l’avantage d’une gestion via des baux commerciaux (obligation de résultat du gestionnaire).

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Citons également les acquisitions de SCPI au comptant ou à crédit, dont les meilleures offrent des rendements supérieurs à 5 %, voire 6 %. Ces actifs « pro »  proposent également une grande souplesse par rapport à un investissement immobilier classique. Il est admis que les SCPI de rendement constituent un excellent support de diversification patrimoniale.

En synthèse, nous devons maintenant privilégier l’acquisition d’immobilier via un coût de crédit très faible à même de générer des rendements exceptionnels.

Il existe également de nombreuses autres opportunités d’investissement dans l’économie réelle, comme la prise de participations au capital de sociétés non cotées dans des secteurs d’activités porteurs tels que l’immobilier professionnel (centres d’affaires, hôtellerie), l’industrie, le financement alternatif, etc.

La Financière Investissement vous oriente avec justesse sur ses solutions en phase avec vos objectifs. Nous proposons la meilleure sélection de SCPI et OPCI de rendement France et Internationale du marché, une offre en immobilier professionnel LMNP exclusive (neuf et marché secondaire), une sélection de biens locatifs neufs en défiscalisation et  anciens rénovés en métropole, à la Réunion et à l’international.

Nous avons également référencé pour vous plus d’une centaine de partenaires nationaux et internationaux dans « l’économie réelle ».

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01.12.2019
économie, Avis d'experts

Auteur: Jean-Marc Meunier

Gérant de La Financière Investissement